Vendredi 11 janvier 2008
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Un ciné, la nuit…
Le jour tombe sans mal sur la toile de ma vie,
Sans étoile tout d’abord et sans bruit…
Le générique commence toujours ainsi.
Puis, sans s’annoncer les acteurs principaux,
S’avancent, mal dans leur peau.
Le pendule, en jeune premier, joue les héros,
Oscillant entre l’ennui et l’envie.
L’ennui qui s’étale de tout son long,
Incarnant avec précision son rôle de second,
Et l’envie, anti hérault, refusant de laisser sa place,
En essayant de trouver la sienne, le menace.
Difficile casting, la confusion sera rude!
Des figurants s’apprêtent pourtant, mais
La télévision, depuis bien longtemps, n’est plus prude,
Et s’essouffle facilement devant ma plume,
Pour laisser en fin de compte, s’élargir la brume.
Cette cigarette qui fulmine, crépite son texte
Sans sourciller, ses paupières de fumée,
Cherchent chaque fois un prétexte
Pour ne rien dire mais sa cendre y est…
C’est dans ces instants que se profile la trame
D’une aventure en solitaire.
Ne souffrant pas la possibilité d’un drame,
Il faut alors se jouer de la lumière.
Sombres et profondes seront l’aube et son aurore,
Car c’est là que je profite au mieux du crime,
Lorsque je la vois l’étendue de son corps,
Je sais alors que je vais trouver ma rime...
Par AingeruA, l'Archange
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Publié dans : Poèmes
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